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OPINION : Les kiosques libre-service

  • Photo du rédacteur: Audrey Shink
    Audrey Shink
  • 26 mai
  • 2 min de lecture

Tu sais, ces petits kiosques au bord de la route où tu prends des légumes, des œufs ou des fleurs… pis tu laisses ton argent dans une boîte? Pas de caisse, pas de surveillant, juste… de la confiance.

Sur papier, c’est un peu le rêve.


D’abord, c’est hyper simple à gérer. Pas besoin d’employé, pas d’horaire à respecter. Tu peux vendre 24/7 pendant que tu es ailleurs à vivre ta vie (ou à désherber ton jardin 😅). Et surtout, ça coûte presque rien à opérer. Pour plusieurs petites fermes ou projets, c’est ça qui rend le modèle possible et alléchant.


Mais ce que je trouve le plus beau là-dedans, c’est le côté humain. On te fait confiance. Et toi, tu embarques dans le jeu. C’est comme un petit contrat invisible entre deux inconnus : je prends une courgette, je laisse 2$. Et étonnamment… ça marche souvent. Dans plusieurs cas, les gens paient honnêtement, entre 85 % et 95 % du temps.


Par contre, c’est pas un monde de licornes non plus.


Parce que oui, il y a toujours quelqu’un qui décide que “gratuit, c’est mieux”. Pis là, ça fait mal. Même si les pertes sont parfois tolérables comparées à un salaire, ça peut rapidement venir jouer sur le moral (et le revenu).


Et il ne faut pas oublier un autre point : t’es tout seul dans ton kiosque. Pas d’aide si le client ne comprend pas, pas de conseil, pas de “merci bonne journée!”. C’est efficace, mais ça enlève un peu de chaleur.


Au final, ces kiosques-là, c’est un peu comme une expérience sociale grandeur nature. Ça fonctionne surtout quand il y a un esprit de communauté, où les gens veulent faire partie de quelque chose de plus grand que leur simple achat.


Bref, c’est beau, c’est simple… mais ça tient sur quelque chose de fragile : la confiance. Et je vais être honnête avec toi : en affaires, je me suis souvent faite avoir... et pourtant, j'ai envie de construire ce projet dans ma municipalité.


On l'fait ou pas ? 🌿

 
 
 

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