Le dilemme de la consommation moderne
- Audrey Shink
- 13 janv.
- 2 min de lecture
On entend souvent dire que la grande boutique en ligne en A est le symbole ultime de la surconsommation et du non-respect de l’environnement. Et c’est vrai : livraisons éclatées en plusieurs colis, emballages excessifs, transport aérien pour accélérer les délais… L’empreinte carbone est énorme. Mais avant de pointer du doigt Amazon (oups !) comme le seul coupable, il faut se demander : les grands magasins sont-ils vraiment mieux ?

Amazon : la commodité qui coûte cher à la planète
Amazon a révolutionné notre façon d’acheter. Tout est à portée de clic, livré en quelques jours, parfois en quelques heures. Mais cette rapidité a un prix :
Transport fragmenté : chaque commande peut générer plusieurs trajets, souvent par avion pour respecter les délais.
Sur-emballage : cartons, plastique, papier… pour protéger des produits qui auraient pu être achetés en un seul déplacement.
Pression sur les petits commerces : en centralisant l’offre, Amazon uniformise les prix et réduit la diversité locale.
Les grands magasins : une illusion de “mieux”
On pourrait croire que se rendre chez Walmart ou Costco est plus écologique. Après tout, on regroupe ses achats en un seul déplacement. Mais la réalité est moins reluisante :
Chaînes logistiques mondiales : ces géants utilisent les mêmes bateaux, camions et avions qu’Amazon pour acheminer leurs produits.
Gaspillage massif : des tonnes d’invendus sont détruites ou jetées chaque année, parfois encore emballés, pour des raisons fiscales ou de gestion des stocks.
Standardisation : les mêmes produits fabriqués à l’autre bout du monde, sans réelle valeur locale.
Le vrai problème : notre modèle de consommation
Que ce soit Amazon ou Walmart, le cœur du problème reste le même : une production globalisée et une consommation déconnectée des réalités locales. Tant qu’on privilégie le prix et la rapidité, on alimente ce système.
La seule alternative réellement durable ?
Acheter local : directement auprès des artisans, des producteurs, des commerces de proximité.
Consommer moins et mieux : choisir la qualité, réparer, réutiliser.
Réfléchir avant d’acheter : chaque achat est un vote pour un modèle économique.
Conclusion
Amazon n’est pas un ange, mais les grandes chaînes ne sont pas des saints. Le vrai pouvoir est entre nos mains : changer nos habitudes. Parce qu’au fond, ce n’est pas Amazon ou Walmart qui décident… c’est nous.
Et, comme dans tout, la notion de volume joue un rôle important dans l'équation : commander en ligne auprès des grandes chaînes à l'occasion, ce n'est pas ce qui va détruire la Terre mais acheter auprès d'un artisan une fois par année ne va pas la réparer.



Commentaires